COMMERCE : NON AU TRAVAIL DU DIMANCHE

Nous relayons une initiative de nos compagnons de l’initiative Anarcho Syndicaliste (ASI, Anarhosindikalistička inicijativa – ASI) de Serbie, mais qui pourrait tout à fait s’appliquer en France

Anarhosindikalistička inicijativa – ASI

Au cours des années précédentes, notre site a publié à plusieurs reprises des interviews écrites et vidéo avec des travailleurs du secteur des services en Serbie. Ces entretiens détaillent les conditions de travail inhumaines dans ce secteur: les salaires sont généralement minimes, parfois inférieurs au minimum; les heures supplémentaires sont implicites, souvent non rémunérées; les emplois eux-mêmes sont trop pénibles et avec de courtes pauses. Il est également à noter que les patrons n’emploient jamais suffisamment de travailleurs pour faire encore plus de profit, et le harcèlement par les patrons et les gestionnaires est quotidien. La situation est similaire ou presque identique dans l’ensemble du secteur, et pas seulement dans les magasins individuels ou les chaînes de vente au détail.

La pandémie du coronavirus nous a montré que le travail des vendeurs, des commerçants et des autres employés de magasin est essentiel, mais aussi que le travail des supermarchés le dimanche, même tous les week-ends, n’est pas nécessaire [1]. Les patrons veulent forcer le commerce à travailler chaque jour afin de récolter le plus de profit possible, et leurs associés de l’État les soutiennent en cela, élevant hypocritement les travailleurs en héros, et en même temps permettant qu’ils soient toujours plus exploités.

Pour cette raison, les travailleurs du commerce – qui eux aussi ont des familles, des amis, le désir et le droit de prendre régulièrement des vacances du travail – sont obligés de travailler le week-end, ainsi que pendant les vacances.

Le temps et l’expérience ont montré que seule l’organisation de travailleurs peut forcer les patrons et l’État à améliorer les conditions de travail, et en réponse aux mauvaises conditions mentionnées, un groupe s’est formé: «Au moins le dimanche et les jours fériés, civils ou religieux, soyez chez vous, pas dans les magasins! ». Le groupe compte déjà plus de 35 000 travailleurs, et leur demande est claire – pas de travail le dimanche et les jours fériés!

Notre initiative soutient pleinement les actions et la lutte de ce groupe de personnes, ainsi que de tous les travailleurs du secteur des services. Nous vous invitons tous à rejoindre le groupe et à soutenir leur combat, pour commencer par BOYCOTTER le dimanche! Nous vous informerons de la poursuite de la campagne et des autres actions sur notre site Internet dans la période à venir.

La solidarité est notre force! N’achetez pas le dimanche!

https://www.facebook.com/groups/528340608070888

[1] En France, le secteur de la distribution alimentaire – le seul ouvert pendant le confinement – n’a pas eu à souffrir de la crise, au contraire. Ils ont fait des chiffres historiques, tout segment de marché confondu. les études consommateurs ont par ailleurs démontrés que les consommateurs avaient étalés sur tous les jours de la semaine leurs courses, et pas seulement le week-end, de façon à éviter d’être dans de grandes concentrations d’individus. Cela montre bien que les consommateurs sont capables de s’autoréguler et non de s’agglutiner le week-end dans les magasins, dès lors que l’on sort de la trilogie infernale métro-boulot-dodo auquel on ajoute shopping.

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