En 1894, il publie à Bruxelles Le Socialisme en danger (préfacé par Elisée Reclus) qui deviendra un ouvrage de référence. En 1896, il quitte avec fracas le congrès socialiste de Londres (où vient d'être voté l'exclusion définitive des anarchistes), puis édite en 1898 le journal anarchiste De Vrije Socialist (« Le Libre Socialiste », devenu plus tard "De Vrije Anarchistisch Tijdschrift") ) autour duquel graviteront de nombreux groupes anarchistes.

Organisateur du congrès antimilitariste d'Amsterdam en juin 1904, ainsi qu'en août 1907, il est un ardent propagandiste de la grève générale. Opposé cependant à une organisation anarchiste structurée, il reste critique par rapport au syndicalisme, il ne participe pas au congrès international anarchiste d'Amsterdam en 1907.

En 1914, fidèle à l'idéal libertaire, Ferdinand Domela Nieuwenhuis s'oppose au manifeste des Seize (favorable à l'interventionnisme et aux Alliés) et signe avec Emma Goldman, Errico Malatesta… le manifeste L'Internationale et la guerre. En 1918, il apporte son aide à Rudolf Rocker (l’un des créateurs de la nouvelle AIT) alors expulsé d'Angleterre, mais meurt l'année suivante à Hilversum, le 18 novembre 1919. Ses funérailles donneront lieu à une impressionnante manifestation de la classe ouvrière.

(D'après l'Ephéméride anarchiste.)

http://www.la-presse-anarchiste.net/spip.php?article2810


« Domela Nieuwenhuis. Sa vie, son œuvre », par André Lorulot
https://fr.calameo.com/books/0014076301b92c179653f
« F. Domela Nieuwenhuis. Vie et pensée », par Hem Day

https://fr.calameo.com/books/0014076302a52087a15d2