Nous nous battons dans les rues avec les masses prolétariennes de la ville et de la campagne.  Il n’ya pas de temps ni de photocopieuses pour sortir et distribuer ce tract sur papier.  Il est plus agréable et utile de vivre l'expérience de la rébellion que d'écrire à ce sujet.

Nous avons fait fuir le président fantoche des banquiers, des chefs d’entreprises et des voleurs de son palais presidentiel du Carondelet et nous avonsoccupé l’Assemblée nationale, par des actions directes massives et des réseaux de solidarité de classe, malgré le terrorisme de son État (état d’exception, répression brutale de la police et  militaires, des centaines de détenus, des dizaines de blessés, plusieurs morts, un couvre-feu).

Nous ne savons pas quand ni comment la situation actuelle se terminera.  Mais nous savons que la lutte sociale continue et doit continuer, en ayant clairement et fermement les revendications minimales et non négociables suivantes:

 * Abroger le Paquetazo (paquet de mesures économiques prises par le président Moreno pour complaire au FMI) dans son ensemble, pas seulement la hausse des carburants.

 * Abroger l'état d'exception et le couvre-feu.

 * Renverser tous les "pouvoirs" du gouvernement de Moreno, ses chefs et ses hommes de main.

 * Ne négociez pas et ne cédez pas avec l'État des riches et des puissants qui nous tue par la faim et par les balles.  Ne vous faites pas voler par la bourgeoisie et les politiciens opportunistes de droite ou de gauche le pouvoir que nous avons gagné dans les rues ces jours-ci.  Ne demandez pas de nouvelles élections et un nouveau gouvernement.  Assez du même vieux feuilleton politique de merde.  Gouvernement autonome des masses.

 * Maintenir les assemblées partout pour organiser la mobilisation, la solidarité, l'approvisionnement, la santé et l'autodéfense de notre peuple.

 * Exiger le retour de tout l'argent volé par les hommes d'affaires, les banquiers et les politiciens (corrompus, dont l'ancien président.t Corréa actuellement en fuite en Belgique pour éviter de rendre des comptes sur sa gestion et la corruption  NdT) afin d'améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière à la campagne et en ville.

 * Expulser les compagnies minières (qui saccagent la nature  du pays NdT) et le FMI.

 * Libérer les compagnons détenus.

 * Briser la barrière des médias et dénoncer le terrorisme économique et policier de l'État.

 * Appel à la solidarité de classe internationale concrète à travers le monde.

 Aux prolétaires en lutte de ce pays:

Que nous gagnkons ou que nouperdonions, nous nous sommes réveillés de la léthargie historique, nous avons réagi aux attaques de toutes sortes de la classe dirigeante, fait des choses qui n’ont pas été faites depuis de nombreuses années, et nous apprenons dans la pratique plusieurs leçons importantes pendant ces jours de lutte de classe intense.  .

Que nous gagnions ou que nous perdions, maintenons la flamme de la lutte prolétarienne en flammes pour pouvoir construire et maintenir à moyen et à long terme une force sociale autonome dotée de la capacité et de la clarté suffisantes et suffisantes pour prendre le pouvoir non de l'État bourgeois, qui doit être détruit  racine, mais sur nos vies. Faire la révolution sociale jusqu'à son achèvement , c’est-à-dire l’abolition et le dépassement positif de la propriété privée, des marchandises, du travail salarié, de l’argent, de la société de classes, de l’État, de la patrie et de toutes les formes d’oppression des êtres Humains  et sur la nature.



 Il ne s'agit pas de survivre moins mal, mais de vivre vraiment!

 Il ne s'agit pas de changer de maître, mais de ne plus en avoir!

 Vive le blocage national et la grève générale!

 Guerre de classe et insurrection!

 Communes libres dans tout le pays!

 Pour la transformation et la communisation de tout ce qui existe!

 Allons à la vie!

Proletaires révolutionnaires de la région équatorienne