Son crime ? Etre une jeune femme, libre et engagée, qui a décidée en 2008, à l’âge de 18 ans, de partir dans les monts Qandil au nord de l'Irak. Là, au contact du PKK omniprésent, elle s'y forme aux soins et travaille comme aide-soignante pendant plusieurs années. En mars 2015, alors que la bataille de Kobane fait rage, elle part rejoindre la Résistance contre le néo-fascisme islamique comme infirmière des YPG et comme interprète des Volontaires Internationaux. Arrêtée en 2016 à l’aéroport d’Istambul alors qu’elle s’apprêtait à rentrer en France, le gouvernement Turc n’a voulu retenir de son histoire que son passage auprès de la Résistance Kurde et pas son engagement contre l’Etat Islamique, que pourtant l’Etat turc prétend aussi combattre. Elle a été condamnée en Novembre 2016 à 5 ans de prison et depuis purge sa peine à l’isolement en tant que prisonnière politique.

Comme le rappelle Agnès Casero, son avocate en France et présidente de l'association ALEF (Association pour la laïcité et l’entraide internationale des femmes): « il est possible d'entrer en communication avec elle, par l’intermédiaire de notre association. Elle le demande car chaque lettre reçue lui donne un bon coup de moral ! »

Nous appelons toutes les personnes qui partagent les idéaux de Liberté, de Justice, et d’Humanité à envoyer à Ebru une carte postale, ou une lettre ou un dessin,ou un poème ... Les mots que nous recevrons seront transmis à Ebru. L’idée est que Ebru puisse recevoir ces lettres pour le 1er Mai, qu’elle célèbre chaque année dans sa cellule.

Pour que les courriers passent la censure turque, ils doivent éviter toute considération d’ordre politique, et privilégier des mots d’encouragement et de solidarité.

Vous pouvez adresser vos courriers à

ALEF

142, rue de Clignancourt

75018 PARIS

FRANCE

Merci pour Ebru !

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