La ville de Tizi Ouzou, capitale de la Grande Kabylie (110 km à l’est d’Alger), est paralysée par la grève. Une manifestation doit s’y dérouler et s’achever près de la prison de la ville où sont détenus, depuis octobre, des délégués du mouvement dont sa figure de proue Bélaïd Abrika. Seules des pharmacies, des boulangeries et des kiosques à journaux étaient ouverts.

La manifestation a été « tolérée » par les autorités locales. Mais autour de la prison, d’importantes forces de police étaient déployées.

A Béjaïa, capitale de la Petite Kabylie (260 km à l’est d’Alger), tous les commerces et les écoles, ainsi que quelques administrations sont fermées. D’importantes forces de police anti-émeutes filtrent aussi les entrées de la ville pour empêcher les manifestants venant de la vallée de la Soummam et de la corniche est de converger vers Béjaïa, selon des habitants joints par téléphone.

La grève est également suivie à Bouira, la troisième ville de Kabylie (120 km au sud-est d’Alger), quelques heures avant une manifestation, selon des habitants.