Pourtant en janvier 2018, le journal "Le Matin d'Algérie" titrait "l'anarchisme ce quasi inconnu en Algérie". Il est vrai que le mouvement anarchiste, organisé et labellisé comme tel a joué un rôle marginal de ce côté ci de la méditerranée, même si on peut citer la "section des indigènes algériens" de la CGT-SR (la section française de l'AIT à cette époque, dont la CNT-AIT est la continuation directe) dans les années 20-30, ou encore le MLNA (Mouvement Libertaire Nord Africain)  actif pendant la Guerre d'indépendance.
Mais plus importants que les logos ou les drapeaux, il existe dans la culture et les traditions des différentes peuples qui ont peuplé cette partie du monde un anarchisme culturel (pour reprendre une expression de Mohammed Sail), fait de résistance à l'oppression et de lutte pour la liberté, qui se manifeste constamment depuis la mythique reine berbère Kahina / Dihya au VII siècle jusqu'à la grève générale d'avril 1980 ou encore le Printemps noir de Kabylie et le mouvement des Arouch (Aarchs)  de 2001.
Pour éclairer ce qui se passe en ce moment en Algérie, nous republions dans un dossier spécifique "Algérie" plusieurs articles que nous avions publié / relayés dans les années 90/2000 relativement à l'Algérie, son histoire militante anarchiste et ses luttes libertaires.