Actualité de l'Anarchosyndicalisme

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dimanche 15 décembre 2019

I. Histoire de la CNT-AIT : Une courte apogée (1945 - années 1950)

Nous verrons dans cette première partie comment la CNT-AIT, après sa constitution, connaît une rapide apogée. Elle fut écourtée par des problèmes théoriques et pratiques qui la divisèrent. Ces divisions affaiblirent fortement l’organisation et la plongèrent dans un isolement dont elle n’est pas parvenu à sortir.

1- Des débuts prometteurs (1945-1949)

a) Les anarcho-syndicalistes dans la CGT (1945-mai 1946)

Au sortir de la deuxième guerre mondiale, les anarcho-syndicalistes étaient entrés à la CGT. Les anciens adhérents à la CGT-SR, qui avait cessé d’exister pendant le conflit (1), dans un appel daté du 15 septembre 1944 adressé aux syndicalistes révolutionnaires, demandèrent en effet “de faire, tous, l’Unité Syndicale, complète, totale, absolue, qui nous donnera dans ce pays une seule Centrale Syndicale : la CGT ; dans le monde une seule Internationale dont peu importe son titre.” (2) . Ainsi, plutôt que de faire renaître une CGT-SR, ses anciens adhérents ont préféré former la Fédération Syndicaliste Française (F.S.F.) afin de regrouper tous les syndicalistes révolutionnaires au sein de la CGT. Ils créèrent en même temps un journal, L’Action syndicaliste. Outre les anciens de la CGT-SR, la FSF était composée de jeunes issus de la résistance, tel que Raymond Beaulaton, ou bien encore d’espagnols en exil en France. L’importance de cette FSF en terme d’adhérents est difficile à évaluer. Selon Aimé Capelle (3), on pouvait compter environ 2000 adhérents rien que sur Paris. Toujours selon Capelle, la FSF aurait surtout été constituée par “les copains des métaux”, et dans une moindre mesure par “les copains du bâtiment” qui avaient reconstitué le S.U.B. (Syndicat Unifié du Bâtiment, principal syndicat de la CGT-SR). Des sections F.S.F. se sont constituées à Paris, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Marseille, Lille, Saint-Nazaire. Une toute autre estimation de la F.S.F. est donnée par l’union locale de la CNT-AIT de Bordeaux en novembre 1947 : “La F.S.F. n’eut pas grand succès. Elle ne groupa jamais plus de quelques centaines d’adhérents, -presque tous anciens de la CGT-SR- et surtout elle n’eut aucune influence dans la CGT”. On peut ainsi affirmer que la F.S.F. n’eut aucun poids au sein de la CGT, bien qu’il soit difficile d’évaluer précisément ses effectifs. Si la F.S.F. semble être une tendance de la CGT, ses statuts sont assez flous et même proches de ceux d’une centrale : “Article premier. -La Fédération Syndicaliste est organisée sur la base de groupes locaux intersyndicaux, ou, à défaut, de groupes régionaux. Dès que le nombre de leurs membres le permet, les groupes doivent constituer des sections industrielles qui, elles-même, devront s’appuyer sur des sections d’ateliers, chantiers ou bureaux.” (4). D’après cet article, il est donc possible de constituer dans une entreprise une section F.S.F. à côté d’une section CGT. L’article 2 montre également que la F.S.F. se présente comme une organisation à part entière plus que comme une tendance de la CGT : “Article 2. -Les adhérents des groupes peuvent être membres d’une Centrale Syndicale non adhérente à l’A.I.T. (...)”. Or, la F.S.F. est la seule section française de l’A.I.T. (selon les statuts de l’A.I.T., il ne peut y avoir qu’une seule section par pays). Elle se présente comme une organisation syndicale tout en autorisant ses membres à adhérer à une autre centrale. Elle ne s’affirme donc pas comme une tendance organisée de la CGT, bien qu’elle n’existe qu’au sein de cette dernière. L’objectif de la F.S.F. au sein de la CGT n’était autre que de s’opposer à sa direction, et de diffuser les idées syndicalistes révolutionnaires. L’article fondamental des statuts de la F.S.F. présente un condensé du syndicalisme révolutionnaire. Apparaissent les thèmes de “suppression du patronat, d’abolition du salariat et la disparition de l’État”. Elle vise l’instauration d’une société basée sur le “communisme libre”. Il paraît d’ailleurs plus judicieux de parler d’anarcho-syndicalisme plutôt que de syndicalisme révolutionnaire. A la lecture des statuts, il est peu probable que la F.S.F. ait pu recruter les syndicalistes révolutionnaires regroupés autour de la revue La Révolution prolétarienne. La F.S.F. affirme clairement son opposition aux partis politiques : “Son action se déroule en dehors de celle de tous partis politiques et en opposition avec ceux-ci” (article fondamental). Il est également ajouté qu’“en aucune façon, ils (les adhérents de la F.S.F.) ne peuvent être membres de partis politiques” (article 2).

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La CNT-AIT, une histoire à écrire

L’histoire de l’anarcho-syndicalisme en France n’a jamais, ou très peu, suscité l’enthousiasme des historiens français. Faire un bilan historiographique de l’anarcho-syndicalisme est donc relativement rapide. Trois travaux principalement relatent la période de l’entre-deux guerres (1). Son histoire à partir de 1945, quant à elle, n’a encore jamais été retracée. Les différents ouvrages traitant du syndicalisme d’après-guerre se limitent le plus souvent à informer le lecteur de la création de cette organisation. On ne trouve ainsi qu’un simple paragraphe, ou tout au plus une page, consacrée à la CNT-AIT. Certains auteurs se sont cependant montrés soucieux de relater la participation de la CNT-AIT à certaines grèves, mais sans s’éterniser pour autant sur la nature de cette organisation (2). Notre critique s’arrêtera particulièrement à l’ouvrage de Guy Caire. Ce dernier, après avoir mentionné rapidement la création de la CNT-AIT, écrit dans son livre : “En fait la véritable tradition de l’anarcho-syndicalisme se retrouve davantage dans certains courants minoritaires de Force Ouvrière” (3). Une telle affirmation, sans fondement (4), suffit à écarter la CNT-AIT de l’histoire des syndicats ouvriers. Une fois de plus, le lecteur n’en saura pas d’avantage sur la CNT-AIT. Difficile donc pour ce dernier de se faire une idée sur cette organisation. A la lecture de ce type d’ouvrages, il semblerait que la CNT-AIT n’ait joué aucun rôle dans la recomposition syndicale de l’après-guerre, ce qui, comme nous le verrons, est entièrement faux. Pour mieux connaître la CNT-AIT, on peut étudier l’histoire de l’anarchisme, notamment à travers deux ouvrages de Roland Biard (5). Les travaux de Roland Biard permettent en effet d’avoir une idée assez large de la CNT-AIT. S’il ne s’agit pas d’une histoire détaillée, elle donne en revanche un aperçu général et relativement fiable de l’évolution de la CNT-AIT entre 1946 et la fin des années soixante. Le tome II du travail de Jean Maitron (6) sur le mouvement anarchiste en France apporte des informations intéressantes, malgré quelques erreurs -mais ne s’intéresse pas en particulier à la CNT-AIT. Jean Maitron conclut simplement à la quasi-impossibilité de retracer l’histoire de cette organisation. Suite à ce rapide bilan historiographique, nous voyons qu’il est très difficile, et même impossible, de retracer l’histoire de la CNT à partir d’ouvrages historiques.

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samedi 14 décembre 2019

CALENDRIER SIA 2020

Connaissez-vous SIA ? Pour les plus anciens d’entre nous et les férus d’Histoire, ces trois lettres sont associées à des photos en noir et blanc : la Révolution et la guerre d’Espagne en 1936, la Retirada et l’exil des réfugiés espagnols en 1939, les activités antifranquistes après-guerre.

SIA est une association humanitaire avec des principes libertaires, crée en Espagne en 1937 par  la CNT-AIT pour faire face au besoin urgent de solidarité des révolutionnaires espagnols, qui se battaient contre le fascisme (Franco soutenu par Hitler et Mussolini). Il s’agissait aussi d’une réponse à la mainmise des communistes staliniens et de leurs organisations (le Secours rouge notamment) sur la vie publique et politique lors de la guerre d’Espagne.

La section française de SIA a été créé dans la foulée, regroupant de manière unitaire les différentes tendances du mouvement libertaire et même au-delà tous les militants de gauche sincère (Marceau Pivert notamment). Emma Goldman et Georges Orwell furent parmi les membres de SIA (section anglaise).

Avec ses maigres moyens SIA a apporté son aide et son réconfort aux refugies espagnols qui durent fuir en 1939 la terrible répression franquiste. SIA est interdite en Avril 1939 par la République Française qui pourtant se disait antifasciste … les activités continuent, clandestinement. Dès  1944, SIA se reconstitue officiellement à Toulouse. Il est vrai que de nombreux anarchistes espagnols ont participé à la Résistance …

Depuis 1937,  SIA n’a jamais cessé son œuvre militante pour venir en besoin aux exilés et aux réfugiés et à tous ceux qui fuient la guerre et la misère.

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Sail Ameriane ben Amerzaine, Mohamed (1894-1953), een Algerijnse anarchistische pionier

Sail Mohamed Ameriane ben Amerzainee (14 okt. 1894, Tarbeit-Beni-Ouglis, Kabylie, Algerije – apr. 1953) was een anarchist uit Kabylie, Algerije. Kabylie ligt in het Rifgebergte in Algerije, en is het thuis van de Tamazingh, een Berbervolk. De Tamazingh kenmerken zich door een sterke horizontale traditie, die ertoe heeft geleid dat zij zich in de geschiedenis verzet hebben tegen verschillende pogingen tot onderwerping: tegen Islamitische overheersing door Arabieren, koloniale bezetting door Frankrijk en later ook tegen die van de Algerijnse centrale regering. Door deze strijd voor autonomie en zelfbestuur heeft de regio ook verbindingen met het anarchisme en heeft zo de nodige anarchistische militanten voortgebracht: Sail Mohamed was één van hen.


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vendredi 13 décembre 2019

SOLFED-AIT : UN PEU D'OPTIMISME DANS UN MOMENT SOMBRE /SOME OPTIMISM IN A DARK TIME

Un peu d'optimisme dans un moment sombre…

Déclaration de SOLFED, section en Grande Bretagne de l’Ait, suite aux résultats des élections législatives Britanniques en lien avec le Brexit

Il ne s'agit pas de clamer "on vous l'avait bien dit!". Nous avons des amis proches et des camarades solides qui ont mis leur foi et leur énergie dans Corbyn et dans le Parti Travailliste. Nous n'avons que de la sympathie [au sens propre : souffrir avec …] et des condoléances pour eux. La perte d'espoir doit ressembler à un deuil. Nous sommes désolés, collectivement, pour l'angoisse que des millions de personnes ressentent aujourd'hui.

Mais nous pouvons vous aider et nous pouvons vous proposer une alternative. Nous savons maintenant que personne ne viendra nous sauver. C'est OK, pas de problème. Nous pouvons nous sauver nous-même. Solfed-AIT et la gauche anarchiste / libertaire ont toujours cru que le vrai pouvoir venait d'en bas, pas d'en haut. Nous n'avons pas à attendre qu'un autre politicien socialiste nous sauve des conservateurs, les Tories, nous pouvons nous sauver nous-même. Nous croyons que la politique commence à la maison, dans nos relations avec nos familles, nos amis, nos voisins et nos collègues de travail. Nous savons que la politique électorale est hors-jeu, du moins pendant quelques années. Essayons donc une stratégie alternative. Construisons des vraies et solides communautés de voisinage et des lieux de travail, capables de lutter contre la classe dirigeante. Faisons-le nous-mêmes et n'attendons pas les prochaines élections dans cinq ans pour un autre lancer de dés parlementaires. La politique concerne ce que nous faisons nous-mêmes, pas qui nous choisissons pour faire à notre place.

Voici nos suggestions :

Parlez à vos voisins. Cherchez quels problèmes inquiètent les gens de votre voisinage, de votre quartier. Rassemblez-vous, tenez des réunions, découvrez les compétences et les ressources que vous avez entre vous et élaborez un plan pour résoudre les problèmes. Parlez à d'autres quartiers, travaillez ensemble et commencez à bâtir une vague de communautés de voisinages organisées. Ne faites pas confiance à la police, ni aux politiciens, ni aux entreprises, même pas aux associations caritatives ; ce ne sont pas nos amis. La nuit dernière l'a prouvé.

Parlez à vos collègues de travail. Cherchez ce qui se passe au travail, ce dont les gens ont peur, sont stressés ou en colère. Réunissez-vous et tenez des réunions sur le lieu de travail. Trouvez un plan et commencez à riposter. Parlez à d’autres travailleurs et commencez à créer un mouvement d’organisations de travailleurs libres et autogérées. Ne faites pas confiance aux patrons, aux politiciens ni aux syndicats - ils ne sont pas de votre côté !

Enfreindre les règles. Le pouvoir politique ne vaut rien s'il ne peut être appliqué. Si vous êtes assez fort pour riposter, alors ils ne peuvent rien faire pour vous blesser.

Continuer de parler. Passez le mot et les idées. Surtout, parlez de vos victoires et succès. Ce truc semble impossible jusqu'à ce que nous réalisions à quel point c'est facile.

Soyez bienveillants les uns envers les autres. Il y a de la force dans le nombre et la connectivité est le pouvoir. Vos alliés et amis sont la seule chose dont vous disposez. Chérissez-les.

Ceci n'est pas une campagne de recrutement. Ne rejoignez pas Solfed-AIT si vous ne le souhaitez pas. Mais si vous vous adressez à nous, nous pourrons partager des idées et nous pourrions surement être capables de vous aider.



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mercredi 11 décembre 2019

PERDRE AVEC LES SYNDICATS OU GAGNER LES GILETS JAUNES

Il paraît que l’économie française va mal. Pourtant la bourse ne s’est jamais aussi bien portée et les salaires des grands patrons augmentent rapidement. Ce qui va mal, ça, c’est sur, c’est la situation de tous ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter des actions. Clairement, les salariés ne sont pas à la fête, les licenciements, les délocalisations, les fermetures d’usines se multiplient, l’intérim, le travail précaire ou à temps partiel avec des salaires de misère deviennent la règle.

Les avancées sociales que nos anciens avaient conquises de haute lutte sont remises en question : limitation des indemnités prud’homales, durcissement considérable des conditions pour avoir droit aux indemnités chômage, etc., etc., et maintenant (de nouveau) le gouvernement s’attaque aux retraites. Ce sont toujours les mêmes arguments qu’on nous ressort : déficit, concurrence internationale, productivité insuffisante, etc. et au final ce sont toujours les couches les plus pauvres de la population qui doivent payer. Et ça fait des lustres que ça dure.

Quelque soit le gouvernement, de droite ou de gauche, à chaque fois c’est le même scénario : les représentants de l’état, les patrons, les dirigeants des syndicats représentatifs se mettent autour d’une table ; ça discute, ça feint de s’engueuler. Les syndicats disent leur colère, surenchérissent, se divisent. Les plus revendicatifs organisent quelques manifs pour faire monter la pression... les patrons lâchent quelques bribes par rapport au projet initial ; les syndicats crient victoire... ça aurait pu être pire. Au final, ce sont des droits en moins pour les salariés, les chômeurs, les pauvres, des conditions de vie, de travail plus difficiles. Alors, il faudrait peut-être se poser des questions, s’interroger sur la stratégie employée par ceux qui sont censés défendre les intérêts des travailleurs.

C’est ce qu’on fait les gilets jaunes. Ils se battent depuis 1 an et pour imposer leurs

revendications, ils ne font confiance qu’à leurs luttes, ils refusent de confier à qui que ce soit le soin de les défendre. La démocratie directe, l’action directe ce sont les seules règles qu’ils reconnaissent et ça marche.

Rien d’étonnant, donc si de plus en plus de travailleurs syndiqués viennent se mêler aux cortèges de gilets jaunes et si dans certaines entreprises (par exemple au techno-centre SNCF de Châtillon) les travailleurs se lancent dans la lutte sans demander l’avis des syndicats. Eux ont compris la réalité du système dans lequel nous vivons, ils ont compris que les lois réglementant le travail ont été faites comme toutes les autres lois par les membres de la classe dirigeante pour servir les intérêts de cette classe.

Ne faisons confiance qu’à nos luttes.

Grève,blocage et sabotage !

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TURQUIE : CE QU'ILS NE DONNERONT PAS, NOUS LE PRENDRONS !

Les membres de l’Association des Jeunes Travailleurs (GIDER : Genç İşçi Derneği), nous avons participé a la manifestation contre la crise le 8  decembre dernier à Bakırköy [(Istanbul) avec nos slogans, nos drapeaux noirs et notre rébellion. La semaine dernière, nous avons prepare la manifestation en distribuant des tracts et en collant des affiches dans differents quartiers de la ville, pour aue se leve la colère des opprimés.

Nous sommes ceux qui ne peuvent pas acheter de vetements pour nos enfants.

Nous sommes ceux qui n’ont pas les moyens de payer les factures.

Nous travaillons 14 heures par jour avec un salaire minimum.

Nous sommes ceux qui n'ont pas été payés depuis 4 mois.

Nous sommes ceux qui ne peuvent plus payer leur loyer.

Nous sommes ceux dont la vie est volée.

Nous sommes les opprimés.

Ils ne nous donneront pas nos droits. Nous devrons les prendre.

Ils ne nous donnerons pas notre pain. Nous devrons le prendre.

Ils ne nous donnerons pas la justice. Nous devrons la prendre.

Ils ne nous donneront pas la liberté. Nous devrons la prendre..

La victoire se gagne dans la rue avec la lutte.

Nous n'abandonnerons jamais la lutte contre le  capitalisme, qui est lui-même une crise, comme c'est le cas aujourd'hui. Nous continuerons de crier que tous les patrons sont des voleurs. Ce combat n'est pas seulement le combat d'aujourd'hui. Il est maintenant temps de se battre.

Tant que les pouvoirs existent, tant que le capitalisme existe, cette lutte continuera. Nous continuerons notre combat avec notre drapeau noir contre l'injustice partout.

Vive la liberté, vive l'anarchisme!
Yaşasın Özgürlük, Yaşasın Anarşizm!

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mardi 10 décembre 2019

IRAN : LIBERTE POUR NEDA NAJI !

NEDA NAJI, est une courageuse jeune femme iranienne. Etudiante, actrice (elle avait joué dans le drame documentaire iranien sur l’anarchiste russe Emma Goldman «Living My Life», ou elle incarnait l’anarchiste Valentia), militante du droit des travailleurs, le 1er mai 2019, avec 50 personne, elle participait a une manifestation non declarée pour célébrer la fete des travailleurs. Les activistes ont été arreté pendant leur rassemblement par les forces de sécurité du régime du califat islamique chiite fasciste en Iran.

Après 218 jours de détention dans des conditions inhumaines, elle a été condamné le 4 décembre 2019 à 5 ans et six mois de prison pour activité contre le régime islamique.

Alors que la population iranienne exprime de plus en plus fort son ras-le-bol son rejet de la dictature islamique et de la corruption généralisée et aspire a un changement radical pour plus de liberté et de justice,le système ne se maintient que par une répression féroce.

Nous craignons que Neda ne soit torturée en prison, pour l’exemple et pour terroriser les opposants actuels ou a venir.

Une campagne de solidarité avec les anarchistes et les révolutionnaires iraniens emprisonnés est en cours, pour la rejoindre contactez nous (contact   ( at) cnt-ait. info

Des révolutionnaires solidaires en France

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IRAN : REPRESSION FEROCE

Voici le véritable visage de l’État islamique chiite d’Iran qui règne depuis plus de 40 ans sous le régime de la charia.

Union des anarchistes d'Iran et d'Afghanistan, 29 Novembre 2019

Des émeutes très violentes ont secoué récemment l'Iran. La population a crié son exaspération contre le régime islamique et sa faillite tant économique que morale, tellement la corruption gangrène ce pays pourtant dirigé par des dévots mollahs.

La répression pendant le mouvement a été d'une brutalité inouie, nos compagnons anarchiste iraniens rapportent que des centaines de manifestants ont été abattus par la police, la plupart des par des tirs dans le dos (ce que confirme Amnesty international dans ses rapports).

Cette répression n'est qu'un avant goût de ce qui attend les manifestants qui se sont fait arrêtés et plus généralement toutes celles et ceux qui oseront s'exprimer contre la terreur islamique qui règne en Iran. Nos compagnons anarchistes d'iran ont traduit un extrait d'un débat télévisé sur la première chaine iranienne où un Docteur en Théologie,prof d'Université, appelle à torturer les opposants, conformément au Coran.

"Curieusement", les émeutes des iraniennes et des iraniens semble moins passionner le milieu gauchiste que d'autres émeutes tropicales . Les militants sont ils impressionnés par les propos du Guide Suprème d’Iran, Ali Khamenei,qui fait porter la responsabilité de cette révolte sociale et politique sur un complot "américano-sioniste" ? Par "anti-sionisme", les gauchistes se dissocient ils de la lutte des travailleuses et des travailleurs contre leur propre bourgeoisie ?

La solidarité ne doit faire défaut à ceux qui luttent contre leurs exploiteurs, partout dans le monde.

انقلاب در راه است !

انقلاب یک ضرورت است !

زنده باد انقلاب!

la Révolution arrive,

La Révolution est une nécessité !

Vive la Révolution !

Des révolutionnaires solidaires en France

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https://asranarshism.com/1398/09/07/shia-islamic-state-iran/

Voici le véritable État islamique chiite, l'Iran.

Voici le véritable visage de l’État islamique chiite d’Iran qui règne depuis plus de 40 ans sous le régime de la charia.

La personne dans cette vidéo s'appelle Abolfazl Bahrampour. IL est "Professeur d'université" et il est "expert du Coran".

Il est intervenu le 26 novembre 2019 sur la Première chaîne de télé de de la Radiodiffusion d'Etat iranienne pour expliquer comment doivent être traités les manifestants arrêtés suite aux récents évènements, ] conformément aux commandements explicites du "Saint Coran". « Saint Coran ».

Et c’est un véritable appel au MASSACRE.

«ILS DEVRAIENT ÊTRE TORTURES À LA MORT [crucifiés] - et pas simplement exécutés.

ON DEVRAIT LES PENDRE HAUT ET COURT

- LEURS PIEDS ET LEURS MAINS DEVRAIENT ÊTRE COUPÉS SUR LES CÔTÉS OPPOSÉS [main droite - quatre doigts - pied gauche et pied droit ensemble] DE LA MANIERE LA PIRE POSSIBLE

Notre Docte expert a demander l’application du 33ème verset de la 5ème Sourate (Al-Maidah 5 :33) : « La récompense de ceux qui font la guerre contre allah et son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment »,

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mercredi 4 décembre 2019

5 décembre : LA RETRAITE ON VEUT EN PROFITER VIVANT ! (Tracts et Analyse post-manif)

Ci joint des propositions de tracts pour diffuser avant, pendant et après le 5 décembre ...

60 ans c'est déjà trop tard ! (Tract A5) Télécharger 60 ANS C EST DEJA TROP TARD

La retraite on veut en profiter vivant (argumentaire 4 pages A4) Télécharger LA RETRAITE ON VEUT EN PROFITER VIVANTS

Et toi tu fais quoi le 5 décembre ? (tract A5) Télécharger CNT-AIT_5-Decembre PDF

Perdre avec les syndicats ou gagner avec les gilets jaunes / Comment faire grève sans syndicat ? (tract A5 recto/verso) Télécharger PERDRE AVEC LES SYNDICATS OU GAGNER AVEC LES GILETS JAUNES

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CHILI : INFORMATION DES COMPAGNONS DU GROUPE ANARCHISTE GERMINAL (CONCEPTION) / "Je sais juste que ce n'est pas Marx. Cela ressemble plus à Bakounine."

Chers compagnons,

Tout d’abord, merci de votre sollicitude. À Concepción, nous n’avons pas encore eu de compagnons en détention ni de prisonniers, même si certains ont été blessés par balles au cours des premières semaines de lutte.

Ici, une forte présence a été maintenue dans la rue et dans certains quartiers en organisant ou en participant à des assemblées populaires auto-convoquées, où la teneur de l'organisation, très libertaire, a été très intéressante. Il a été possible de maintenir une lutte acharnée jusqu’à aujourd’hui 3 décembre  sans baisser les bras, et ceci de la même manière partout, à Santiago, à Valparaiso, à Iquique, à Tocopilla, à Puerto monte, c’est-à-dire sur presque tout le territoire national.

Je vous envoie un texte que nous avons envoyé au début du soulèvement populaire et qui est encore très valable. Particulièrement aujourd'hui, alors que le gouvernement a pointé du doigt les anarchistes comme les ennemis qui ont initié les feux, les pillages et qui aujourd’hui encore maintiennent les occupations de rues. Ils cherchent donc à lancer une campagne de répression contre des groupes et des individus.

Groupe Anarchiste Germinal
Concepcion, Chile , 2019-12-04
Photos : assemblées populaires à Temuco et dans les quartiers populaires de Santiago.

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CHILE : Informe del Grupo Anarquista Germinal de Concepción / "Solo sé que no es Marx. Es mas bien Bakunin"

Estimad@s compañer@s,

antes que nada gracias por su preocupación, acá en Concepción no hemos tenido, aun, compañeros detenidos, o presos, si algunos heridos con perdigones en las primeras semanas de lucha.

Acá se ha mantenido una presencia fuerte en la calle y además en algunos barrios organizando o participando de asambleas autoconvocadas, donde ha sido muy interesante el tenor de la organización, muy al estilo libertario. Se ha logrado mantener hasta hoy 3 de diciembre una fuerte lucha sin que bajemos los brazos, de igual forma, esto en Santiago, Valparaiso, Iquique, Tocopilla, Puerto monte, es decir en casi todo el territorio nacional.

Les envío un texto, que enviamos a principios del levantamiento popular y que sigue muy vigente. Sobre todo hoy, que el gobierno ha apuntado a que los enemigos que iniciaron los incendios, saqueos y que hoy mantienen las calles tomadas son los Anarquistas, por tanto, buscan iniciar una campaña represiva contra grupos e individuos ácratas.

Grupo Anarquista Germinal

Concepción Chile, 2019-12-04

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CHILE : Some news from Germinal Anarchist Group (2019-12-04). " just know it's not Marx. It's more like Bakunin."

Dear companions,


[After one month of harsh struggle] here in Concepción we have not yet had detained companions, or prisoners, even if some have been wounded with pellets in the first weeks of struggle.

Here a strong presence has been maintained in the street and also in some neighborhoods organizing or participating in self-convened assemblies, where the way of organizing has been very interesting, very anarchist style. It has been possible to maintain a strong fight until today December 3 without lowering our arms, everywhere in the same way, this in Santiago, Valparaiso, Iquique, Tocopilla, Puerto monte, that is to say in almost the entire national territory.

I send you a text, which we sent at the beginning of the popular uprising and which is still very valid. Especially today, that the government has pointed out that the enemies that started the fires, looting and that today maintain the streets taken are the Anarchists, therefore, they seek to initiate a repressive campaign against groups and individuals.

Germinal Anarchist Group

Concepcion Chile, 2019-12-04
(illustrations: images of popular assemblies in Santiago and Temuco neighborhoods)

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samedi 30 novembre 2019

L’anarchosyndicalisme aujourd’hui : questions / réponses

L’anarchosyndicalisme aujourd’hui : questions / réponses

suivi de :

Fédéralisme et réseau : pour une organisation anarchosyndicaliste fédérale du XXIème siècle

Cet ensemble de questions / réponses est le fruit de l’expérience des luttes, des discussions et des réflexion des membres de la CNT-AIT des 20 premières années du XXIème siècle, qui les ont amené à redéfinir ce qu’était pour eux les principes, tactiques et finalités de l’anarchosyndicalisme. Il ne s’agit pas d’un dogme figé et indépassable, mais un point de départ pour continuer le débat avec les personnes intéressées par l’anarchosyndicalisme, principe et outil vivant en perpétuel façonnement.

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vendredi 29 novembre 2019

APRES UN MOIS DE MANIFESTATIONS DANS LA REGION CHILIENNE (SOV-Santiago)

Après plus d’un mois de manifestations dans la région chilienne : Déclaration du SOV (Sindicato Oficios Varios Santiago)


Bien que le mécontentement [populaire] était présent au Chili depuis de nombreuses années c’était le silence qui régnait dans la population. À contrecœur, les gens exprimaient leur mécontentement, toujours sans crier, toujours obéissants, sachant que le travail est finalement la seule chose qui apporte notre pitance. Et si nous sommes attentifs à l’histoire, il n’y a pas si longtemps, au Chili crier et se lever signifiait des balles, du sang et la mort. C’est ce même manque de justice et d’impunité, et l’indignité de nous avoir fait courber l’échine tant d’années, qui nous ont fait envahir les rues de tout le pays. Les gens ont ouvert leurs yeux pour voir un gouvernement, source d'injustice sur tous les fronts et dans tous les aspects de nos vies. Voilà ce qui a généré un soulèvement social. Tout le mécontentement s'est matérialisé, ils ne s’agissait plus de petits groupes isolés encourageant des revendications, c’est la population dans son ensemble qui s’est arrêtée et qui a dit « ASSEZ ! » (basta !). L’air du temps de l'opinion publique [a changé], on a commencé à mentionner toutes les revendications et les réclamations jamais entendues, les oubliés ont pris la parole. Ce qui s'est passé le vendredi 18 octobre, a été une étape bien franchie, c'est la marche de la population qui s'est prolongée depuis plus de un mois, et dont nous savons qu’il ne doit pas s’arrêter.

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jeudi 28 novembre 2019

QUE PENSER DU 5 DECEMBRE 2019 ?

Et toi tu fais quoi le 5 décembre 2019 ?


Un an après le début du mouvement des Gilets jaunes, beaucoup espèrent en cette date pour remettre en question cette société inégalitaire et répressive.

La colère qui s’exprimera sera massive, mais pour qu’elle aboutisse comprenons d’abord le jeu des protagonistes institutionnels.

Pour le moment ils tiennent les manettes de cette grève, citons par ordre d’apparition :

– Les syndicats, on se souviendra avec profit que la dynamique des Gilets jaunes a eu lieu malgré eux ; le 1 décembre 2018 à un moment crucial pour les droits des travailleurs la direction de la CGT appelait à rejeter les Gilets jaunes en déclarant à leur propos qu’ils distillaient « des idées xénophobes, racistes, homophobes » communiqué CGT du 26/11/2019 ;

– Les médias dominants, qui reprennent en boucle ces diffamations et qui se font l'écho de la propagande du gouvernement.

Depuis des semaines ces mêmes médias font un grand battage autour du 5 décembre, et cela pour deux raisons :

1 — Pouvoir dire le cas échéant que la mobilisation est plus faible que prévu ;

2 — endosser le rôle de porte-parole d’un événement pour mieux discréditer ceux qui sortiront du cadre prévu.

Dans les deux cas, leur but sera de démoraliser les contestataires.

Toutes ces grandes paroles, tous ces grands discours, tenus par les chefs syndicaux et les grands médias n’ont qu’un seul but : amener les masses en lutte sur le terrain de la seule question des retraites dont au sait qu’au final elle se réduira à celle des régimes spéciaux, cette stratégie n’est pas un secret, « Pour Macron, les grévistes du 5 décembre seront “ceux qui défendent le maintien des régimes spéciaux” » titre du figaro le 23/11/2019.

Ne soyons pas dupes tous laissent entendre que le gouvernement serait gêné du 5 décembre, c’est faux ! les syndicats, les médias et l’État ont bien préparé leur coup, il s’agit pour eux de faire coup double :

1 — Recréer les conditions de la défaite de 2010, quand des millions de personnes ont manifesté et fait grève derrière les syndicats pour ne strictement rien obtenir ;

2 — En finir avec l’esprit des Gilets jaunes.

Il faut donc bousculer les règles de ce jeu mortifère pour les populations et la planète, en élargissant les revendications, à se regroupant avec les Gilets jaunes, en débordant toutes les structures syndicales qui voudraient nous mener à une nouvelle défaite.

Contre « en marche",  “Tous en avant !”


Macron démission ! Ta société on n’en veut pas !


Amnistie pour les Gilets jaunes !


Communiqué du 28 novembre 2019 de l’union locale toulousaine de la CNT-AIT.

CNT-AIT 7 rue ST Rémésy 31000 TOULOUSE

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mercredi 27 novembre 2019

LES ANARCHISTES ET L’EDUCATION SOUS JULES FERRY (1880-1914)

Les années qui vont du vote des lois de Jules Ferry à la Grande Guerre de 1914 furent incontestablement celles où le mouvement anarchiste, en France, connut sa période la plus florissante, et où son influence et son importance sur la scène politique furent les plus importantes. Certes, en France et ailleurs, les anarchistes se sont toujours préoccupé du problème de l’éducation, qu’ils placent au cœur de la question sociale. Mais plus encore qu’à d’autres moments, le thème de l’enfant, de l’école, de l’instruction est alors abordé d’une manière récurrente tant dans les journaux que dans les livres édités par le mouvement libertaire.

La critique de la laïcité républicaine

Les préoccupations des "compagnons", comme on les nommait alors, s’inscrivaient indiscutablement dans le débat qui, tout au long du XlXe siècle, avait l’enfant et l’école pour enjeu ; courant qui animait, en vérité, toutes les forces politiques progressistes ou "rétrogrades" du moment. L’école que Jules Ferry et ses collaborateurs avaient mise en place, était pour les libertaires condamnable à plusieurs égards. Pour eux, le système scolaire républicain ne prenait pas en compte les besoins de l’enfant, ne cherchait pas à développer sa personnalité, mais au contraire tendait à l’uniformité des individus et préparait à l’inégalité sociale.

Ce système absurde, qui farcit les cerveaux de préjugés et truffe les consciences de devoirs est inacceptable pour des générations vivant au siècle de la vapeur et de l’électricité, écrira ainsi le militant pédagogue Sébastien Faure(1). Mais le discours anarchiste ne participait pas uniquement de la critique de l’école officielle, bien au contraire. Depuis les origines, l’anarchisme avait affirmé des conceptions éducatives particulières, et il s’agissait également de les mettre en avant et de les faire connaître. Aucun des théoriciens de l’anarchisme en effet (Stirner, Proudhon, Bakounine) n’avait oublié d’accorder une place de tout premier plan à l’éducation, jugée indispensable à la réalisation d’une société nouvelle ; place que les compagnons reprenaient à leur compte dans leur propagande. Le maître mot en est la liberté. La liberté par l’enseignement sera d’ailleurs le titre d’une des premières brochures éditées par un groupe de compagnons (et cosignée par Louise Michel, Élisée Reclus, Léon Tolstoï) en 1898.

Liberté la plus grande possible laissée à l’enfant, par opposition au "carcan" proposé par le système institutionnel. Par conséquent, l’adulte n’est plus un maître mais un guide, qui aiguille le jeune afin de le faire profiter au mieux de cette toute nouvelle liberté. Car l’enfant qui est considéré comme un individu à part entière, dispose selon les compagnons dès le départ d’aptitudes très riches. " Laissez les enfants libres, écrit le hollandais Domela Nieuwenhuis, car l’enfant apprend à penser à comparer, à juger par lui-même." (2)

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RETRAITES : MASSACRES A LA TRONCONNEUSE (LA DEMOGRAPHIE A BON DOS ...)

Retraites : massacre à la tronçonneuse (la démographie a bon dos …)

A entendre la propagande gouvernementale depuis plus de 25 ans, il semblerait que les habitants de ce pays ont contracté une sacrée mauvaise habitude. Un vice. Une tare même : figurez-vous qu’ils se sont mis dans la tête de vivre pendant leur retraite ! Un comble ! Selon un rapport officiel, chaque année ces gredins grignotent « 2 à 3 mois d’espérance de vie supplémentaires à partir de 60 ans ». Aussi, « aujourd’hui, les Français peuvent espérer vivre jusqu’à 77 ans et les françaises jusqu’à 84 ans » et cela alors qu’au bon vieux temps, « en 1950, l’espérance de vie était de 66 ans. ». Cette moyenne cache d’énorme injustices : l’espérance de vie d’un manoeuvre n’a rien à voir avec celle d’un cadre supérieur... or, ils doivent cotiser aussi longtemps l’un que l’autre ! Une petite « anomalie » qui laisse de marbre nos dirigeants...

Une situation aussi inacceptable ne saurait durer. Mis, par une opinion publique tatillonne, dans l’impossibilité de renouveler annuellement son exploit de la canicule de 2003 (15 000 décès « anticipés », comme on l’a dit joliment au Ministère de la santé), confronté à un virus de la grippe H1N1 qui devait marcher « comme en 14 » (plus précisément comme en 18) mais qui s’est avéré aussi inconséquent que les prévisionnistes des agences de notation, le gouvernement a décidé de prendre le taureau (à moins que ce ne soit un autre animal tout aussi cornu...) par les cornes. Avec des larmes de crocodile dans la voix, après avoir constaté que « Notre système des retraites » « est au cœur de la solidarité nationale » et que « tous les Français y sont très attachés », il nous présente « la » solution : nous obliger à travailler plus, plus vite, plus fort, plus longtemps.

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lundi 25 novembre 2019

60 ANS, C'EST DEJA TROP TARD !

60 ans, c’est déjà trop tard !

Trop tard pour les suicidés au travail, Trop tard pour les malades du travail, Trop tard pour les accidentés du travail, Trop tard pour les usés au travail, Trop tard pour les précaires du travail, Trop tard pour les exclus du travail.

Reculer l’âge de la Retraite, c’est SUPPRIMER LA RETRAITE pour encore plus de morts à la tâche !

La mort de l’Esclave au profit du Patron, La mort de la Culture au profit du Spectacle, La mort de la Nature au profit de la Modernité, La mort du Pauvre au profit du Riche.

Aussi, dès que les clowns au visage plâtré de sérieux politique diront d’une voix de notaire que "60 ans, c’est encore jeune",

Mettons-nous tous en grève, tout de suite, à la base : il n’y a que cela qui les fera céder !

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RETRAITES : TOUT DE SUITE ET BEAUCOUP !

Retraites : Tout de suite et beaucoup !

Tu trimes toute ta vie, tu te retrouves à la retraite, et t'es comme un c...

Encore heureux si t'as un viatique pour t'accompagner jusqu'à la mort au cas où entre l'atelier, le bureau et le dimanche (autrefois) férié, t'aurais eu l'occase de trouver ce qui te plaît dans cette fichue vie! Quelque chose comme le soleil, la mer, la pluie, les réverbères, la menuiserie, le jardin, la peinture, les poissons exotiques, le violon, les voyages (ah, les voyages !), le regard de ceux que tu aimes, tiens même le sourire de ceux que tu pourrais ne pas aimer... enfin quoi des choses, y'en a plein ... encore faut il avoir le temps d'en apercevoir pendant ces quarante années de labeur dans les geôles du Capital.

Au cas où t'aurais pas les poumons brûlés et que t'aurais encore tous tes doigts, ton petit pécule vieillesse il pourrait te servir à faire quelque chose qui te plaît enfin, tiens même ne rien faire du tout si c'est ça que t'aimes - sauf que y'a pas grand-chose dans ta bourse de retraité. Pourtant si tu additionnes tout ce que ton travail a rapporté au patron pendant tes quarante ans de galérien, tu devrais être multimillionnaire. Mais ça marche pas comme ça. C'est une autre histoire que la nôtre; celle de l'arnaque de ces deux derniers siècles : dès ta naissance t'es formaté pour accepter le travail -sois prolo et tais-toi (ou ne parle pas trop fort, on pourrait t'entendre) quand t'as l'âge requis, tiens disons que t'es né en Europe, bien conforme avec un père et une mère comme il se doit, que t'as fait quelques études (y paraît que l'université, maintenant, c'est accessible à tous), et que t'as vingt ans. Là, t'es sur le marché et tu y vends ta force de travail. Ta force de travail, c'est toi : une fois ta force vendue, tu vas au chagrin.

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