Alors que le PDG de Total vient d'annoncer depuis New York, en plein sommet sur la crise climatique, des profits colossaux de 11,4 MILLIARDS d'euros (contre 8,6 l'an passé) et une augmentation annuelle des dividendes aux actionnaires de 5% (contre 3% habituellement),

Alors que Grande paroisse, filiale de total (donc TOTAL ) a été condamné par la Cours d'appel de Paris du 30 octobre 2017 pour production de produits incompatibles sur le même site, violation de l arrêté préfectoral, abus de sous traitante etc etc MAIS condamnation pas effectuée car TOTAL s'est pourvu en cassation et que l'examen du dossier est en cours (c'est comme pour Balkani : ça prend plus de temps que pour juger une Gilet Jaune ou un voleur de sandwich),

il nous semble important de rappeler ce qui s'est passé il y 18 ans, le 21 septembre 2001 à Toulouse : AZF, le plus grave accident industriel de France ...

TOTAL MISE SUR L'OUBLI ET LA CONFUSION. RESTONS VIGILANTS.  AFFAIRE À SUIVRE

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21 septembre 2001, TOULOUSE, AZF: UNE JOURNEE SOUS LA TERREUR


10 heures 15. Castanet Tolosan (5 km de l’usine AZF). Je suis au boulot, en réunion avec trois collègues dans un bureau. Soudain, tout se met à trembler, les portes claquent, des vitres pètent. On entend un grondement sourd, qui s’amplifie. Tout le monde se regarde sans un mot. Je fonce à l’extérieur du bâtiment. Le grondement vient de Toulouse. Il finit par s’arrêter. Beaucoup de collègues sont dehors, tous regardent vers Toulouse.

Je pense à un attentat et à l’ONIA en même temps. Un copain allume la radio dans sa voiture. On se regroupe autour pour écouter. Rien… Je regarde en direction de la colline qui nous protège de l’ONIA, on ne voit rien, pas de fumée, pas de flamme. Puis les premières nouvelles tombent sur France Info : "trois ou quatre explosions sur Toulouse - Explosions à la FNAC et l’ONIA. Panique à Tou-louse, le centre ville touché ...". Je retourne au bureau, j’essaie de téléphoner. Rien, ça ne passe pas. Je ressors du bâtiment car j’ai la trouille qu’il s’écroule. Un collègue me lance : "C’est AZF, La Grande Paroisse qui a sauté. Il y a un nuage toxique sur Toulouse et le Mirail". La radio dit tout et n’importe quoi, je n’y comprends plus rien. Attentat ? Accident ? Personne ne parle de la SNPE qui est une poudrière et un lieu de stockage de gaz mortel. Je regarde le vent. J’ai du bol, ça souffle vers Toulouse. Je pense à ma gosse, aux copains du Mirail, à tous ces gens dans la ville. Je veux en avoir le cœur net.