Actualité de l'Anarchosyndicalisme

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mercredi 27 novembre 2019

LES ANARCHISTES ET L’EDUCATION SOUS JULES FERRY (1880-1914)

Les années qui vont du vote des lois de Jules Ferry à la Grande Guerre de 1914 furent incontestablement celles où le mouvement anarchiste, en France, connut sa période la plus florissante, et où son influence et son importance sur la scène politique furent les plus importantes. Certes, en France et ailleurs, les anarchistes se sont toujours préoccupé du problème de l’éducation, qu’ils placent au cœur de la question sociale. Mais plus encore qu’à d’autres moments, le thème de l’enfant, de l’école, de l’instruction est alors abordé d’une manière récurrente tant dans les journaux que dans les livres édités par le mouvement libertaire.

La critique de la laïcité républicaine

Les préoccupations des "compagnons", comme on les nommait alors, s’inscrivaient indiscutablement dans le débat qui, tout au long du XlXe siècle, avait l’enfant et l’école pour enjeu ; courant qui animait, en vérité, toutes les forces politiques progressistes ou "rétrogrades" du moment. L’école que Jules Ferry et ses collaborateurs avaient mise en place, était pour les libertaires condamnable à plusieurs égards. Pour eux, le système scolaire républicain ne prenait pas en compte les besoins de l’enfant, ne cherchait pas à développer sa personnalité, mais au contraire tendait à l’uniformité des individus et préparait à l’inégalité sociale.

Ce système absurde, qui farcit les cerveaux de préjugés et truffe les consciences de devoirs est inacceptable pour des générations vivant au siècle de la vapeur et de l’électricité, écrira ainsi le militant pédagogue Sébastien Faure(1). Mais le discours anarchiste ne participait pas uniquement de la critique de l’école officielle, bien au contraire. Depuis les origines, l’anarchisme avait affirmé des conceptions éducatives particulières, et il s’agissait également de les mettre en avant et de les faire connaître. Aucun des théoriciens de l’anarchisme en effet (Stirner, Proudhon, Bakounine) n’avait oublié d’accorder une place de tout premier plan à l’éducation, jugée indispensable à la réalisation d’une société nouvelle ; place que les compagnons reprenaient à leur compte dans leur propagande. Le maître mot en est la liberté. La liberté par l’enseignement sera d’ailleurs le titre d’une des premières brochures éditées par un groupe de compagnons (et cosignée par Louise Michel, Élisée Reclus, Léon Tolstoï) en 1898.

Liberté la plus grande possible laissée à l’enfant, par opposition au "carcan" proposé par le système institutionnel. Par conséquent, l’adulte n’est plus un maître mais un guide, qui aiguille le jeune afin de le faire profiter au mieux de cette toute nouvelle liberté. Car l’enfant qui est considéré comme un individu à part entière, dispose selon les compagnons dès le départ d’aptitudes très riches. " Laissez les enfants libres, écrit le hollandais Domela Nieuwenhuis, car l’enfant apprend à penser à comparer, à juger par lui-même." (2)

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vendredi 8 novembre 2019

L’islamophobie, une invention du colonialisme français

Récemment est paru sur Médiapart une interview d’Olivier le Cour Grandmaison (1) sur l’origine coloniale de “l’islamophobie” française. Il y évoque Maurice Delafosse comme un des premiers propagateurs du terme pour dénoncer la politique coloniale française. Ce qu’il ne dit pas dans l’interview, c’est que le terme a été forgé par un cadre supérieur du ministère des colonies, Alain Quellien. Et que celui-ci considérait que l’Islam était la religion parfaite pour soumettre les colonisés. Or, Grandmaison fait bien mention de Quellien dans son livre. Quel intérêt de cacher Quellien et sa pensée dans une interview qui connaît une large diffusion sur les réseaux sociaux ?

Afin de réparer cette “omission”, voici un article intitulé "L’islamophobie, une invention du colonialisme français" que nous avions écrit en 2016 sur cette question et qui est toujours d'actualité.

A l’heure où tous les musulmans sont assimilés à la frange radicale de l’islam par tous les crétins qui glosent sur la question (pro ou anti islam), et où toute critique de l’islamisme est automatiquement assimilée à du racisme (nos amis de l'excellent site socialisme libertaire en ont fait récemment les frais); un peu de hauteur historique et de clarté est indispensable.

Nous n’iront pas les chercher chez Grandmaison.

 الملحد العربي

(arabe athée)

(1) Rappelons pour mieux connaître le personnage que celui-ci a été parmi les soutiens de Sud Education 93 quand ceux-ci ont lancés leurs formations syndicales dont la participation est conditionnée par la couleur de peau...

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jeudi 18 avril 2019

BLASPHEMES !

une petite collection de phrase anti-sectes et anti-mythes, de toutes les époques, de toutes les origines.

En français, vietnamien [1] et anglais.

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