Actualité de l'Anarchosyndicalisme

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samedi 21 mars 2020

#CORONAVIRUS : Chronique d’une débâcle annoncée seconde saison : Un parfum de ligne Maginot

L’affaire s’est mal engagée, un membre de l’État-Major, l’ancienne ministre de la Santé, celle qui succédait à celui qui balançait des vidéos de ses branlettes, a chié dans les bottes de notre Général en Chef. Elle a dit que Macron savait tout et que dans sa grande perception des événements, il a envoyé jour après jour une batterie d’experts nous raconter des salades.

Déjà, Michel Cymes, l’un de nos meilleurs bouffons, Michel qui a inventé l’expression de « grippe un peu costaud » pour décrire une Syndrome Aigu Respiratoire, notre Michel est tombé comme Benjamin au champ d’honneur médiatique, son émission est supprimée, mais ce n’est qu’un au revoir, cet homme pourra être un jour ministre de la Santé… Il en a l’envergure.

Nous sommes au milieu du gué, et avec le confinement, l’administration française est rentrée dans la bataille avec le panache qu’on lui connait. Au diable la raison et la cohérence, place à la furia technocratique. Admirons à quel rythme se succèdent les ordres et les contre-ordres, et comment l’ennemi doit trembler devant tant d’ubiquité, le français doit rester chez soi et en même temps aller travailler.

Hélas, pour le troufion de base, le concept est trop compliqué. Surtout quand le troufion est un membre des forces de l’ordre. Hier, jeudi matin, deux soignants de l’hôpital de Béthune ont écopé d’une amende de 135 euros, parce que bien qu’en possession d’une attestation de justificatif de déplacement permanent, ils n’avaient pas leur attestation de déplacement dérogatoire… Dans la soirée, ce sont des gendarmes qui ont verbalisé des flics dans le 94. Motif, impossibilité de produire une attestation du chef de service et donc de justifier de leur trajet domicile-travail. Halte au feu !

Mais, question logistique rien ne manque, en matière de tampons et paperasses en tous genres, de carnets à souche pour bric-à-brac de procédures, et il y aura des tribunaux prêts à remplir des prisons que le non moins officiel Contrôleur Général des Prisons appelle à vider, parce que ce sont des nids à virus. Certes, il manque toujours des Équipements Individuels de Protection, réclamés depuis trois semaines par des travailleurs des secteurs de la santé, du transport, du commerce et également par les pompiers. Pendant que la bourgeoisie reste en réserve sur l’île de Ré, les travailleurs sont en première ligne, ils sont là, c’est leur métier d’être utiles.

Patience, les EPI c’est encore pour demain, pour Pâques ou bien encore la Trinité. Arriveront-ils avant la fin de l’épidémie ? Le président de la fédération des pharmacies dénonce ce jour « des livraisons de masques insuffisantes et des modèles pas adaptés ». Rassurons-nous, nous avons des chefs à la hauteur de la situation, la preuve, ils ont encore eu une idée. On apprend ce soir que le conseil de l’ordre des vétérinaires a été sollicité, il vient d’envoyer un message aux vétérinaires, afin d’effectuer le recensement des matériels de réanimation et d’intubation disponibles dans leurs cliniques pour animaux…
Attendons la suite et soyons confiants, nous ne serons pas déçus.

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vendredi 20 mars 2020

L'EFFORT DE GUERRE (Point de vue d'une Gilet jaune)

« Nous sommes en guerre ! »

C’est ce que nous a seriné, au moins 6 fois, Macron lors de son allocution présidentielle.

Une fois de plus, le nous inclusif et indifférencié m’a bien choquée. Je ne suis pas ce "nous" là.

Mais, bon, il n’est pas nouveau, et il reste élément de langage constituant de la tautologie de la propagande gouvernementale.

Par contre, nous sommes en guerre ! Il faut oser, me suis-je dit, mais, en y réfléchissant de plus près, c’est sûr qu’ils sont en guerre, pas contre le coronavirus, mais contre la majorité des « sans » de la planète.

Bienvenu virus, bienvenue pandémie qui permet à toutes les « démocraties » occidentales, représentatives de déclencher des mesures d’exception en matière de privation de liberté (1), tout en planifiant l’effort de guerre et les médailles en chocolat qui le soutient. En chocolat, pour les travailleurs de santé, car pour « l’économie » capitaliste, ils trouveront 300 milliards !

C’est ainsi que méthodiquement, se met en place l’applaudissement des « soignants » à 20 h, mais, que dans le même temps, est pointé l’incivisme de ces travailleurs qui tentent de faire valoir leur droit de retrait parce qu’ils ne disposent d’aucun moyen de protection. Oui, bien sûr les personnels hospitaliers font plus que leur boulot, d’autant que les cliniques privées, elles, vont peut-être commencer à le faire.

Mais les caissières et autres « petites mains » des supermarchés, qui sont pourtant 700 000, sont dans le même temps, insultées, agressées, et surtout non protégées alors, qu’à longueur de journées, elles touchent les produits, les cartes et terminaux, eux-mêmes touchés par des centaines de personnes, que les transporteurs transportent nos denrées, dans des conditions d’autant plus insupportables, que les péages, eux fonctionnent bien !

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#CORONAVIRUS : DROIT DE RETRAIT OU DROIT D'ALERTE DGI ? [FICHE Numéro 3]

DROIT DE RETRAIT ou DROIT D’ALERTE DGI ?

Dans nos précédentes fiches du 9 mars (1), nous vous donnions des infos sur les mesures de précautions à prendre, et nous appelions au droit de retrait généralisé voire au droit de grève. Il a fallu plus de dix jours et une décision de confinement généralisé pour que les syndicats représentatifs se décident timidement à soutenir le droit de retrait. Pas parce qu’ils sont d’accord mais parce qu’ils risquent d’être débordés par la base (comme on le voit dans le bâtiment) qui ne va pas attendre les directives syndicales pour passer à l’action directe … Pour essayer de garder la main, les syndicats essaient d’orienter les travailleurs vers le droit d’Alerte DGI (Danger grave et Imminent), qui leur permettrai de se remettre en selle.

Le droit de RETRAIT est un droit individuel de chaque salarié. L'article L4131-1 du Code du travail stipule que "Le travailleur alerte immédiatement l'employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu'il constate dans les systèmes de protection. Il peut se retirer d'une telle situation. L'employeur ne peut demander au travailleur qui a fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent résultant notamment d'une défectuosité du système de protection. " Les syndicats n’ont rien à voir là-dedans. Un simple mail ou SMS au patron suffit pour l’exercer.

Le droit d’ALERTE «DGI (Danger grave imminent) est une PROCEDURE longue, lente et complexe. Les travailleurs doivent saisir leur représentant officiel, lequel doit écrire SI IL LE VEUT BIEN sur le registre consacré à cet effet (sous réserve qu’il existe …) l’alerte dans les termes que LUI-MEME choisi (aucune obligation légale de consulter les salariés sur les termes employés). Le registre est transmis au patron qui PEUT CONTESTER immédiatement. Il faut alors organiser SOUS 24 HEURES une réunion qui discutera de l’alerte et à la fin C’EST LE PATRON QUI DECIDE des mesures à mettre en œuvre et qui s’appliquent de fait à tout le monde.

Le droit de RETRAIT est une ACTION DIRECTE des travailleurs, qui décident eux même des mesures qu’ils souhaitent mettre en place (en l’occurrence se retirer du danger). Y A RIEN A NEGOCIER : on se retire MAINTENANT, TOUT DE SUITE et basta.

L’alerte DGI est une INFORMATION de l’EMPLOYEUR (et pas une action), qui le replace dans la position de seul maître à bord de l’entreprise, avec la COLLABORATION des syndicats.

Tous ceux qui vous disent d’appliquer le DGI syndical plutôt que le droit de RETRAIT sont ceux qui demain vous dirons d’accepter de reprendre le travail même en situation dégradée contre une prime de risque qu’ils auront négociée.


Télécharger la fiche pratique : CORONAVIRUS_FICHE_3

(1) Fiche numéro 1 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : QUELQUES PRECAUTIONS DE BASE

CORONAVIRUS_FICHE_1

Fiche numéro 2 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : DROIT DE RETRAIT / DROIT DE GREVE

TRAVAILLEURS DU COMMERCE ET DE LA DISTRIBUTION : DU GEL ET DU SAVON, EST-CE SUFFISANT POUR ETRE EN SECURITE ?

A propos du droit de retrait, bien qu’il n’ait pas son mot à dire au moment de votre mise en retrait, votre employeur pourra a posteriori contester la légitimité de votre retrait en l’assimilant à un abandon de poste et même vous poursuivre. En effet, la brochure gouvernementale sur le droit de retrait en cas de Coronavirus précise que si le patron respecte les consignes gouvernementales vous ne pouvez pas appliquer votre droit de retrait.
C'est pourquoi la mise à disposition de savon et de gel NE SUFFIT PAS pour que le patron prétende respecter les consignes. En effet, un risque majeur de RECONTAMINATION par les SURFACES CONTAMINEES vient des robinets d'eau aux lavabos pour se laver les mains.
Or l'Article R. 4228-7 du code du travail précise « Des moyens de nettoyage et de séchage ou d'essuyage [des mains] appropriés sont mis à la disposition des travailleurs". En période de contamination virale, des moyens appropriés ce sont des lavabos avec des robinets à commande non manuelle (IR, commande à pied).
Si les lavabos de votre entreprise ne sont pas équipés de commande non manuelle, d'un point de vue sanitaire, vous êtes en mesure de considérer qu'ils ne sont pas appropriés. Et donc de faire valoir votre droit de retrait.
Par ailleurs, le droit de grève est toujours en vigueur, c'est un droit constitutionnel qui n'a toujours pas été aboli. Les salariés du privé ont le droit de se mettre en grève, sans préavis ni information préalable. Dans le privé, les salariés n'ont pas besoin de syndicat. Il leur suffit d'être deux salariés au moins et d'avoir des revendications en lien avec le travail, ce qui ne manquait déjà pas avant et en manque encore moins maintenant. L'installation de robinets à commande non manuelle peu en faire partie.
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Plus d’info :

Fiche numéro 1 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : QUELQUES PRECAUTIONS DE BASE

CORONAVIRUS_FICHE_1

Fiche numéro 2 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : DROIT DE RETRAIT / DROIT DE GREVE
Fiche numéro 3 : #CORONAVIRUS : DROIT DE RETRAIT OU DROIT D'ALERTE DGI ?
CORONAVIRUS_FICHE_3

DANS LE BTP COMME PARTOUT : DROIT DE RETRAIT IMMEDIAT !

Nous avons à faire à un gouvernement de CRIMINELS et d'ASSASSINS !

Ils ont fermés des MILLIERS de lit d'hôpital pour des raisons budgétaires.

Pour les mêmes raisons budgétaires, ils REFUSENT de payer le chômage partiel aux ouvriers du bâtiment en période d'épidémie. Et ILS OSENT QUALIFIER LES OUVRIERS DU BTP QUI APPLIQUENT LE DROIT DE RETRAIT DE PROFITEURS QUI VOUDRAIENT SE TOURNER LES POUCES EN TOUCHANT LE CHOMAGE PARTIEL ! Vous qui nous gouvernez, y a plus de mots pour vous qualifier à ce niveau-là !

Il y a quelques semaines Badinter disait qu'il l ne fallait pas trimbaler la tête d'une poupée à l'effigie de Macron au bout d'une pique, que ce n’était pas gentil... Macron et son équipe de criminels font tout pour qu'on passe de la représentation symbolique à la réalité ...

#ETAT_ASSASSIN #NIOUBLI_NIPARDON

Des travailleurs de la CNT-AIT

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HE HO, HE HO, ON RETOURNE AU BOULOT !

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mercredi 18 mars 2020

CE SYSTEME NOUS REND MALADES

Manifeste du Secrétariat de l'AIT en réponse aux situations entourant la pandémie de COVID-19


À l'heure actuelle, dans de nombreux pays, les gens sont confrontés à un énorme problème de santé. En raison de la nature du système capitaliste et de ses abus envers la classe ouvrière à tant de niveaux, beaucoup plus d'entre nous seront surement les victimes de la négligence et du mépris des classes dirigeantes – « maladies » qui affectent déjà notre société et nos relations socio-économiques. Dans cette situation, comme dans toutes les autres, nous devons réellement nous soutenir mutuellement pour préserver notre santé et notre vie.

Les sections de l'Association internationale des travailleurs ont réagi de diverses manières à leur situation locale. En tant que partisans de la grève générale pour affaiblir le pouvoir de ceux qui nous oppriment et nous abusent, nous ne voyons pas de meilleur moment pour la classe ouvrière des pays affectés pour utiliser cet outil de lutte, et ainsi agir en légitime défense, pour protéger sa santé et promouvoir force d'action collective contre le pouvoir de l'État et la coercition du capital.

Nos anarcosyndicats ont formulé diverses demandes et appels à l'action au niveau local et sont engagés dans différentes luttes concrètes dans un certain nombre de lieux de travail. À l'échelle mondiale, plusieurs positions et demandes générales doivent être propagées en réponse à la pandémie actuelle:

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[UN AUTRE FUTUR] CORONAVIRUS, UNE CRISE MONDIALE QUI RÉVÈLE LA VRAIE NATURE DU SYSTÈME

[UN AUTRE FUTUR : Spécial Coronavirus ; Articles, Chroniques, Fiches Pratiques]

Le constat est terrible : face à l’épidémie de Coronavirus, les gouvernements démocratiques modernes recourent aux mêmes recettes utilisées par tous les pouvoirs, même dans les temps les plus anciens : isolement des territoires infectés, confinement des populations, arrêt de toutes les activités sociétales, recours à des pratiques magiques. Modernité oblige, les prières publiques, bénédictions et autres processions moyenâgeuses sont remplacées par les grandes messes télévisées, les discours ministériels pleins d’emphases et les interventions magico médiatiques de notre président. Dans les siècles passés, les populations s’en remettaient à la religion pour se protéger des virus, l’État aujourd’hui prétend jouer le rôle autrefois dévolu à la religion avec le même succès.

Une autre politique serait-elle possible ?

Oui assurément : les progrès des techniques, des sciences et en particulier de la médecine devraient nous mettre à l’abri de ces sortes de fléaux ; mais pour cela, il faudrait mettre en place une vraie politique, en apparence « coûteuse » de prévention.

— Donner des moyens à la recherche médicale : tous les chercheurs scientifiques se plaignent depuis des années de la faiblesse des moyens alloués à la recherche. Les autorités ont pris prétexte de la fin de l’épidémie du SRAS pour supprimer tous les crédits aux laboratoires travaillant sur les virus de la famille CORONA ;

— Éduquer les populations dès l’école, en popularisant les gestes simples d’hygiène, permettant de se préserver et en expliquant la nature des virus, leur rôle, etc. de façon à éviter les mouvements irrationnels

— Constituer des stocks de masques efficaces, de désinfectants, de médicaments, etc. de façon à pouvoir les mettre à la disposition des populations et des soignants dès que le besoin est là ;

— Entretenir un réseau d’établissements de santé (hôpitaux, dispensaires) suffisamment dense avec des personnels de santé en nombre adéquats ;

— Produire sur place les matériels de protection et les médicaments de façon à pouvoir en disposer facilement et répondre en urgence.

Ces mesures sont simples à mettre en oeuvre ; leurs seuls inconvénients est leur coût soi-disant «très important» et les réponses des pouvoirs publics aux demandes légitimes des populations, sont toujours les mêmes : pourquoi stocker des médicaments, des matériels, pourquoi les fabriquer sur place puisque des moyens de transport très rapides existent et que les fabriquer dans des pays où la main d’oeuvre ne coûte rien permet de faire de plus grands bénéfices.

Le constat est là : pour augmenter leurs bénéfices, les industriels, les capitalistes n’hésitent pas à sacrifier notre santé, avec la complicité de l’État.

La crise actuelle parce qu’elle est mondiale et qu’elle génère une pénurie de moyens de protection, de médicaments, de personnels de santé montre l’absurdité et l’inanité de tous ces raisonnements prétendument de bon sens. La raison économique basée sur la recherche du profit montre encore une fois sa vraie nature ; c’est elle qui génère toutes les catastrophes qui nous menacent épidémie, crise climatique, effondrement de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, pollutions, etc. À nous d’en tirer les leçons et de construire un monde sur d’autres valeurs.

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Editorial d'"Un Autre Futur", supplément du journal Anarchosyndicalisme numéro 167,

A propos de ce journal : De l’écriture des articles au maquettage en passant par l’impression, notre journal est réalisé bénévolement après nos journées de travail. Il ne reçoit aucune subvention. Nous n’en voulons pas, c’est le gage de notre liberté. Le journal ne vit que sa vente et des dons des militants ou des sympathisants et par les abonnements.

Télécharger pour imprimer et photocopier (en douce au bureau), diffuser à ses collègues d'atelier ou de machine à café, laissé trainer au réfectoire, dans les vestiaires, à la laverie du quartier, refourguer à ses voisins et pourquoi pas à Tonton Marcel : UAF_167

mardi 17 mars 2020

NOS VIE VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS : GREVE DANS LES ENTREPOTS AMAZON

Les travailleurs d'Amazon France de 3 différents sites (Douai dans le Nord, Montelimar dans le Sud Est, Châlon sur saône dans l'Est) se sont mis en grève sauvage après la découverte d'une suspicion de coronavirus sur l'un des sites. Un appel à la grève déjà porté par une quarantaine de salairés selon des informations communiquées à info-chalon.com. Les grévistes déplorent le fait "que rien n'est fait pour protéger les salariés. Non respect des règles de distances de sécurité, manque de gel, pas de nettoyage, pas de désinfection ou très peu. La direction ne prend pas la mesure de l'épidémie et met ses salariés en danger grave". Ce mardi matin, certains salariés se sont retrouvés devant le site de Sevrey, tout en marquant les distances de sécurité obligatoires.

La grève est l'arme des travailleurs.

Les patrons veulent que nous mourrions au travail, nous préférons engager l'action directe et la grève pour sauver nos vies !

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Aufruf zum Solidaritätsstreik gegen CoV-19

„Klassensolidarität bedeutet zu vermeiden, dass unsere Kolleg*innen, dass unsere Nachbar*innen, unsere Familien kontaminiert sind. Man muss also die Arbeitsplätze verlassen, die Arbeit verlassen, sei es durch Zurückbehaltung der Arbeit oder durch Streik.“

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lundi 16 mars 2020

BULGARIE : POSITION DE L'ARC EN LIEN AVEC LA PANDÉMIE MONDIALE

L'ARC (Confédération des travailleurs autonomes de Bulgarie) est une petite organisation anarchosyndicaliste de Bulgarie. Ils sont impliqués via leur secteur "travailleurs de la santé" dans une lutte pour la survie des hôpitaux publics depuis plusieurs mois.

Dès le début de l'épidémie, ils ont lancé des appels à l'adoption de mesures de précaution et à la solidarité avec les personnels soignants.

Ci dessous leur positions que nous relayons
Des Travailleurs de la santé CNT-AIT

POSITION DE L'ARC (Confédération autonome des travailleurs de Bulgarie)  EN LIEN AVEC LA PANDÉMIE MONDIALE ET L'INTRODUCTION DE LA SITUATION D'URGENCE EN BULGARIE


La situation est plus que grave et ne doit pas être sous-estimée. La propagation du virus aura de graves conséquences sur le peuple bulgare et l'économie.

Le capitalisme néolibéral est un virus beaucoup plus effrayant. Il détruit les systèmes sociaux, les soins de santé. Il détruit les liens sociaux, favorise l'individualisme, l'égoïsme et le consumérisme.

Sans surprise, la contagion est venue du nord-ouest de la Bulgarie, où la dévastation sociale a conduit la population à une migration de travail forcé, en particulier en Italie.

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(EO)/'EN)/(CA) : POSIZO DE LA ARKO (Aŭtonoma Konfederacio de Laboristoj de Bulgario) EN RILATO AL LA MONDA PANDEMIKO

The ARC (Confederation of Autonomous Workers of Bulgaria) is a small anarchosyndicalist organization in Bulgaria. They have been involved via their "healthcare workers" sector in a struggle for the survival of public hospitals for several months. From the start of the epidemic, they called for the adoption of precautionary measures and for solidarity with healthcare workers. Statement of our companions from the ARC of Bulgaria to which we fully subscribe (CNT-AIT health workers):

POSITION OF ARC (Workers Autonomous Confederation of Bulgaria) IN CONNECTION WITH THE GLOBAL PANDEMIA AND INTRODUCTION OF THE EMERGENCY SITUATION IN BULGARIA


The situation is more than serious and should not be underestimated. The spread of the virus will have grave consequences on the Bulgarian people and the economy.

Neoliberal capitalism is a much scarier virus. It destroys social systems, and healthcare. It destroys social ties, promotes individualism, selfishness and consumerism.

Not surprisingly, the contagion came from northwestern Bulgaria, where social devastation drove the population into forced labor migration, in particular in Italy.

Against the background of the chaotic actions of the authorities, the ARC calls for people to stay united, to stand in solidarity with one another, to stand in solidarity with doctors, medical specialists, orderlies and all frontline healthcare professionals.

Show the culture and attitudes of human beings, not the homo neolibericus, which fights for toilet paper on malls and hypermarkets ...

We warn the authorities and the entire ruling class that if they use the state of emergency for political purposes or to restrict the rights and freedoms of Bulgarian citizens, they will meet a resistance they did not expect.

Autonomous Workers' Confederation
2020-03-13

http://avtonomna.com/

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La ARC (Confederación de Trabajadores Autónomos de Bulgaria) es una pequeña organización anarcosindicalista en Bulgaria. Han estado involucrados a través de su sector de "trabajadores de la salud" en una lucha por la supervivencia de los hospitales públicos durante varios meses. Desde el comienzo de la epidemia, pidieron la adopción de medidas cautelares y la solidaridad con los trabajadores de la salud. Declaración de nuestros compañeros del ARC de Bulgaria a los que estamos totalmente suscritos (trabajadores de salud de CNT-AIT):

POSICIÓN DEL ARC (Confederación Autónoma de Trabajadores de Bulgaria) EN RELACIÓN CON LA PANDEMIA MUNDIAL Y LA INTRODUCCIÓN DE LA SITUACIÓN DE EMERGENCIA EN BULGARIA


La situación es más que grave y no debe subestimarse. La propagación del virus tendrá graves consecuencias para el pueblo búlgaro y la economía.

El capitalismo neoliberal es un virus mucho más aterrador. Destruye los sistemas sociales, la asistencia sanitaria. Destruye los lazos sociales, promueve el individualismo, el egoísmo y el consumismo.

No es sorprendente que el contagio provenga del noroeste de Bulgaria, donde la devastación social ha llevado a la población a la migración laboral forzada, particularmente a Italia.

En el contexto de las acciones caóticas de las autoridades, la CRA hace un llamado a las personas a permanecer unidas, a mostrar solidaridad entre sí, a mostrar solidaridad con médicos, especialistas médicos, auxiliares de enfermería y todos los profesionales de primera línea de la salud.

Mostrar la cultura y las actitudes de los seres humanos, no el homo neolibericus, que lucha por el papel higiénico en centros comerciales e hipermercados ...

Advertimos a las autoridades y a toda la clase dominante que si utilizan el estado de emergencia para fines políticos o para restringir los derechos y libertades de los ciudadanos búlgaros, encontrarán una resistencia que no se pueden imaginar.

Confederación Autónoma de Trabajadores 13/03/2020


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La ARC (Konfederacio de Aŭtonomaj Laboristoj de Bulgario) estas malgranda anarkosindicalisma organizo en Bulgario. Ili estis implikitaj pere de sia sektoro pri "kuracistoj" en lukto por la postvivado de publikaj hospitaloj dum pluraj monatoj. De la komenco de la epidemio, ili alvokis al la adopto de antaŭzorgaj mezuroj kaj al solidareco kun kuracistoj.
Deklaro de niaj kunuloj de la ARC de Bulgario, al kiu ni komplete abonas (sanlaboristoj CNT-AIT):


POSIZO DE LA ARKO (Aŭtonoma Konfederacio de Laboristoj de Bulgario) EN RILATO AL LA MONDA PANDEMIKO KAJ ENKONDU DE LA SITUACIO DE EMERGENCO EN BULGARIO


La situacio estas pli ol serioza kaj oni ne subtaksu ĝin. La disvastiĝo de la viruso havos gravajn konsekvencojn por la bulgara popolo kaj la ekonomio.

Novliberala kapitalismo estas multe pli terura viruso. Detruas sociajn sistemojn, sanservon. Detruas sociajn ligojn, antaŭenigas individuismon, egoismon kaj konsumemon.

Ne mirinde, ke la kontaĝo venas de nordokcidenta Bulgario, kie socia devasteco kondukis la loĝantaron al devigita laborista migrado, precipe al Italujo.

Kadre de la chaaotaj agoj de la aŭtoritatoj, la CRA alvokas homojn resti unuiĝintaj, montri solidarecon unu kun la alia, montri solidarecon kun kuracistoj, medicinaj specialistoj, flegistaj asistantoj kaj ĉiuj diversaj profesiuloj en la sano

Montru la kulturon kaj sintenojn de Homoj, ne la homo neolibericus, kiu luktas por neceseja papero en butikoj kaj hipermerkatoj ...

Ni avertas la aŭtoritatojn kaj la tutan regantan klason, ke se ili uzas la staton de krizaj celoj por politikaj celoj aŭ restriktas rajtojn kaj liberecojn de bulgaraj civitanoj, ili renkontos rezistojn, kiujn oni ne povas imagi.

Aŭtonoma Konfederacio de Laboristoj 13/03/2020

samedi 14 mars 2020

NOS VIES VALENT PLUS QUE LEUR PROFIT ! ACTION DIRECTE : RETRAIT, GREVE GENERALE

La contamination se fait par contact direct. La solidarité de classe c'est éviter que nos collègues, que nos voisins, que nos familles soient contaminées. Il faut donc quitter les postes de travail, déserter le travail, que ce soit par retrait ou par grève. Or AUCUN syndicat n'appelle au droit de retrait. Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas attenter à la sacro sainte économie, c'est à dire il ne faut pas plomber le résultat des entreprises.

La prochaine fois que vous entendez un gauchiste vous dire "nos vies valent plus que leur profits" éternuez lui à la gueule ...

Action directe : droit de retrait, grève générale !

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